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A propos du Cochevis huppé

(Galerida cristata)

 

Voilà un oiseau qui passe souvent inaperçu surtout du fait de ses couleurs à dominantes fauves. Cependant, au printemps, on l’observe plus facilement car au moment de la recherche d’un partenaire, il n’est pas avare de son chant. Long de 18 cm environ (à peine plus qu’un Moineau domestique), il est souvent confondu avec sa proche parente l’Alouette des champs (Alauda arvensis). Il faut souligner que tous deux appartiennent à la famille des Alouettes, pour les scientifiques : Alaudidés.

Cochevis huppé (Galerida cristata)                     

Il n’est pas très facile de les différencier l'un de l'autre. Heureusement, le Cochevis huppé a (comme son nom l’indique) une huppe pointue qu’il déploie presque toujours, à l’inverse de l’Alouette des champs dont la huppe est si petite qu’on n’en parle même pas !

Alouette des champs (Alauda arvensis)              

Les distinguer par l’écoute est aussi difficile car leurs chants se ressemblent. Mais là encore, et heureusement pour nous, l’Alouette des champs fait entendre son chant nuptial, un des plus longs (jusqu'à trois minutes voire plus) presque uniquement en vol, en montant parfois si haut dans le ciel qu’on ne la distingue plus. Le Cochevis huppé chante lui généralement depuis le sol, lançant les courtes strophes de sa mélodie répétitive.

En vol, avec de l’habitude et surtout si derrière les oiseaux le fond est sombre comme par exemple un buisson, il faut regarder précisément les « rectrices externes » c’est-à-dire les plumes qui sont sur les côtés de la queue : brunes chez le Cochevis huppé, elles sont blanches chez l’Alouette des champs. Ce détail, quand il est simplement expliqué parait compliqué, en fait il se remarque aisément surtout au moment de leur envol.

Bien entendu, les jumelles aident fortement à l’identification. On regardera alors plus particulièrement la forme de la huppe, le dessin de la joue entouré de blanc seulement chez l’Alouette des champs, la longueur du bec, plus long du Cochevis huppé ou encore la forme des stries de la poitrine : petites et floues chez l’Alouette des champs, elles sont plus grosses et plus nettes chez le Cochevis huppé.

La famille des Alouettes est grande, en France on peut voir l’Alouette lulu et l’Alouette calandrelle. Très localisées, l’Alouette calandre et le Cochevis de Thékla dans le sud et l’Alouette haussecol dans le nord en hiver.

Texte et photos Jacques Coatmeur

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